Le vin fait partie de l’histoire et de la culture champenoise. En effet, sa production commença dès l’invasion romaine. On y produisit alors du vin blanc, puis du rouge et finalement du gris à partir de raisins noirs.
Cependant, les vins champenois présentaient la particularité de bouillonner. Cette effervescence est dû à la dissolution du gaz carbonique dans le vin. Cette particularité conduisit alors à la mise en bouteille de ces vins, sans doute mis au point par les Anglais. c’est ainsi que le vin effervescent vit le jour.
Le célèbre Dom Pérignon, alors Procureur de l’abbaye de Hautvillers produisit les meilleurs vins, ce qui a fait que le dom Pérignon est le plus cher de tous les vins effervescents depuis toujours.
C’est en 1729 que, Ruinart, la première maison de vin de négoce vit le jour, suivi plus tard par Moët en 1743, mais c’est le XIX e s. qui a vu la naissance des plus grandes maisons. Depuis, le vin champenois n’a cessé de progresser avec l’apparition de nouveaux produits tels le champagne rosé en 1804, les bruts en 1860 et les millésimes en 1870.
La technique de production a aussi beaucoup évolué au fil des années. C’est ainsi que les fûts en bois utilisés jadis, ont été remplacé par des cuves en acier inoxydable et ce depuis 1945.
La production de champagne nécessite beaucoup de patience et d’endurance. En effet, elle suit un processus particulier étalé en moyenne sur trois années, voire beaucoup plus pour les champagnes millésimés. Les producteurs sont de ce fait obligé de constituer un stock très important d’environ 1 milliard de bouteilles. Cependant, l’exportation de champagne génère un revenu non négligeable puisqu’elle était de l’ordre de 1.667 milliard d’euros pour la seule année 2003.
La production de vin, joue un rôle important pour la population locale puisque l’élaboration des vins occupent environ 31 000 personnes, dont 14 800 vignerons exploitants.
Le marché des champagnes étant dominé par un cercle très fermé de grands noms, l’activité des vignerons champenois est réduit à la culture des raisins et à la revente de ces derniers au kilo. La vinification et la production sont assurées par les grandes marques. Cette situation poussa alors les l’Interprofession à proposer un prix type pour les raisins et à classer chaque commune en fonction de la qualité de sa production : c’est la naissance de l’échelle des crus.
Ainsi sont apparus les cotations des vins issus des communes viticoles. Les vins cotés 100 %, ont droit au titre de « grand cru », à ceux cotés entre 99 et 90 % est attribué la mention « premier cru », la cotation des autres s’échelonne de 89 à 80 %. Le pourcentage communal a une incidence directe sur le prix du vin.
Le champagne a toujours bénéficié d’un statut particulier depuis longtemps. Cependant, tous les vins produits en champagne ne sont pas des champagnes.
En effet, la région champenoise, est occupée par trois appellations d’origine contrôlée : le champagne, les coteaux champenois et le rosé des-riceys.
Le terroir est constitué de 33 000 ha de vignobles et s’étend principalement sur les départements de la Marne et de l’Aube, avec des extensions relativement modestes dans l’Aisne, la Seine-et-Marne et la Haute-Marne. Cependant, Reims et Épernay se partagent le rôle de capitale du champagne.
Un paysage valloné domine, presque, tout le vignoble. Cependant il y a lieu de distinguer plusieurs régions : la Montagne de Reims où le sol est plus sablonneux ; la Côte des Blancs aux portes d’Épernay, où le climat est pus régulier ; la Grande Vallée de la Marne et les deux rives de la vallée de la Marne, prolongées par le vignoble de l’Aisne et de la vallée du Surmelin où la qualité de la production ne change jamais, et enfin le vignoble de l’Aube, à l’extrême sud-est de l’aire d’appellation, qui est le berceau du rosé-des-riceys.
Il existe encore d’autres régions dont la région d’Épernay, les vallées de la Vesle et de l’Ardre, les régions de Congy, de Sézanne et de Vitry-le-François.
Le vignoble de champagne est implanté sur des sols argilo-calcaire très perméable et riche en éléments minéraux.
Outre le climat qui joue un rôle important dans la qualité du vin, les cépages, doivent également s’adapter aux variations climatiques et à la nature des terrains. Ainsi Pinot noir, pinot meunier, chardonnay, pinot blanc, pinot gris, petit meslier, arbane se partagent les surfaces cultivées